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Quelques lectures
12.03.06
Si Cannes est la ville DU festival, Bordeaux est la ville DES festivals.
C’est bien simple, chaque fois que deux ou trois évènements ont un vague air de ressemblance, hop, on en fait un festival. Quand ces micro évènements tombent en même temps que les programmations nationales, on se trouve face à une profusion qui donne une image assez bouillonnante de notre ville.
Tenez, par exemple rien que pour ce mois de mars :
Et en avril, ça continue : festival cinémages, escale du livre, festival “étonnants voyageurs…”
Etonnant Bordeaux, non ?
***8.03.06
Avec les beaux jours en perspective, Bordeaux va redevenir une ville trés, trés agréable. L’occasion d’un week-end au milieu des vieilles pierres, dans une quiétude urbaine assez rare : luxe, calme et volupté en quelque sorte.
Pour parfaire le tableau, voilà quelques adresses de maisons d’hôtes, qui ont fleuri, récemment pour la plupart, en plein centre ville :
5.03.06
Plus que quelques jours pour aller voir l’expo Splendeur de Venise à la Galerie des Beaux Arts. En l’occurence une expo qui rassemble des chefs d’oeuvre de la peinture vénitienne du 16ème siècle, tous issus de collections françaises. Cette expo, d’intérêt national, sera ensuite présentée à Caen.
On aimerait être enthousiastes. On est simplement contents, et conscients d’avoir la chance d’admirer ces oeuvres dans notre ville. Le plaisir est amoindri par l’étroitesse des lieux. La galerie des Beaux Arts est un petit musée et les salles ne permettent pas de prendre plus de 2 mètres de recul. L’expo en elle même est ultra classique. Personnellement j’aurai bien aimé une histoire sur la floraison artistique de Venise au 16ème siècle. Où étaient situées les écoles des peintres ? Où trahissent-ils leurs origines vénitiennes dans leurs peintures ? Etc.
Petit détail amusant : un portfolio touristique de l’époque est présenté ! En 1600, ça s’appelait un album amicorum (l’album des amis) que les voyageurs rapportaient, déjà, comme souvenir. Avec les moyens de l’époque ça donne une série de petites peintures, extrêmement soignées.
Un diaporama des oeuvres présentées figure sur ce site
Expo splendeur de Venise : tous les jours de 11h à 18h, jusqu’au dimanche 19 mars. Ouverture exceptionnelle jusqu’à 20h les 18 et 19 mars. Visites commentés les mercredi et samedi à 15h et 17h. Plein tarif à 5E, audioguide à 2,5E (intéressant).
***3.03.06
La question est définitivement résolue par le peuple bordelais.
En l’occurrence : rendez-vous à l’Entrecôte, cours du 30 juillet (prés du Grand Théâtre et de l’Office de Tourisme).
File d’attente garantie tous les dimanche midi.
Pourquoi ?
La recette est simple : bonne viande, bonnes sauces, bons desserts, plats copieux, prix pas trop meurtriers (vous vous en sortirez pour 30 E par personne environ, c’est-à-dire à peine plus que la moyenne des restos du centre ville pour un vrai repas, avec vin et café) et pas de recours aux surgelés (dixit la carte à l’entrée).
Qui plus est l’emplacement est idéal, à deux pas des rues commerçantes, de la place des Quinconces, et des parkings (Tourny et place de la Bourse).
Pensez à réserver…

27.02.06
Vraie polémique récente au sujet du CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux. Il a été question pendant quelques jours d’y installer l’escale du livre (un des deux salons du livre de Bordeaux). Tollé général, relayé par des artistes internationaux (comme Annette Messager ou Daniel Buren, entre autres). De fait, l’organisation de ce salon (d’ordinaire il a lieu Place de la Bourse, mais des fissures dans les murs apparues depuis la construction du parking souterrain feraient courir un risque au public) entraînait la fin prématurée de l’exposition des chefs d’oeuvre du Musée.
Volte face de la Mairie, qui abandonne son idée. Et retour à la normale… C’est-à-dire à un Musée morne, qui n’a plus rien à dire et qui semble, à chaque exposition, un peu plus en crise.
Ce n’est pas par manque de qualité, c’est par manque d’âme, ou de souffle.
Les grandes heures semblent loin, où le CAPC cultivait un rang de challenger, parmi les plus prestigieux musées du monde. Personnellement quand je vois l’amoncellement des plus belles oeuvres dans la nef, je me demande s’il ne s’agit pas d’un adieu. Non pas la rétrospective d’un artiste, mais la rétrospective du CAPC…
Cette foutue nef… C’est exaspérant de lire sur les sites institutionnels que le cadre (les murs) du Musée est exceptionnel. Depuis le Guggenheim c’est archi faux et puis la réalité oblige à dire que les murs sont marrons sales, que l’ensemble est triste à mourir, que les abords sont d’une banalité affligeante (il est tout à fait possible de passer devant le Musée sans avoir envie d’y entrer) et que la grande nef ne vaut que si des oeuvres vraiment monumentales y sont présentées. Ce qui n’est pas le cas en ce moment.
Venons-en à l’expo “dormir rêver”. Grands artistes, oeuvres intéressantes. Je retiens Moebius et des dessins de Little Nemo trés intrigants, des photos de Nan Goldin et une oeuvre interactive, assez fascinante, où le visiteur choisit une galette vinyle qui illustre une simple photo montrant l’artiste, Laurent Montaron, en train d’enregistrer son modèle endormi.
Mais là encore, tristesse totale. Pas la faute du parti pris de l’expo ni de ce qui est exposé. La faute à l’ambiance : pas grand monde, pas de lumière, un accueil mystérieux (on vous tend un ticket et débrouille toi : pas de conseils, pas de flèches, rien, nada. C’est comme ça que je me suis aperçu, aprés être sorti du musée, que j’avais raté la dernière partie de l’expo).
Bref. Bordeaux côté sombre et déprimant.
Si vous aimez l’art, allez-y quand même. L’expo dure jusqu’au 21 mai. Le CAPC est ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 18h et le mercredu jusqu’à 20h. Seule l’expo temporaire est payante (5 euros).